Autres projets

CLEAR
Présentation du projet

Le projet CLEAR (Communication, Literacy, Education, Accessibility, Readability) est un projet financé par l’Agence nationale de la recherche (Ref: ANR-17-CE19-0016-01).
Il propose des méthodes innovantes pour la création de ressources et d’un prototype informatique dédiés à la simplification des textes médicaux en français. Le prototype a la vocation de jouer le rôle d’intermédiaire dans la communication entre les patients et les médecins.Le projet propose plusieurs points originaux, comme par exemple, orienter les recherches sur les besoins des patients, traiter de grosses masses de données hétérogènes et non structurées, adapter les méthodes de traitement automatique des langues au domaine médical, créer une base avec des connaissances pour l’explicitation de termes médicaux en français. Le projet offrira des ressources pouvant être exploitées par les médecins pour améliorer leurs interactions avec les patients. Pour les patients, il s’agit d’un moyen pour leur faciliter l’accès aux connaissances sur la pathologie et son traitement, afin qu’ils puissent mieux gérer leur pathologie et augmenter le degré de participation à la vie sociale malgré la maladie.

Au sein de l’équipe du LEPS avec Aurore Margat et Rémi Gagnayre, F Brin-Henry a contribué à la réflexion pour intégrer une évaluation de la littératie en santé à destination des utilisateurs. Dans un second temps, l’équipe a cherché à montrer si ce type de questionnaire était utilisable et acceptable en vie réelle au sein des établissements ou des cabinets de soin.
Ce travail est cohérent avec des préoccupations de simplifications lexicale et discursive du vocabulaire et du discours autour de la santé, qui fait l’objet de tentatives de clarification dans la relation de soin.

Contributeurs

Natalia Grabar (Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société Lille Nord-de-France/STL-Savoirs, Textes, Langage)
AFH ASSOCIATION DES HEMOPHILES
SYNAPSE SYNAPSE DEVELOPPEMENT
LIMSI Laboratoire d’Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur
LEPS EA 3412 LABORATOIRE EDUCATIONS ET PRATIQUES EN SANTÉ
MESHS – STL UMR8163 Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société Lille Nord-de-France/STL-Savoirs, Textes, Langage

DEMONEXT
Présentation du projet

Le projet Dérivation en extension (Demonext) est financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR-17-CE23-0005). Il consiste en la construction d’une base de données morphologiques (BDM) du français qui décrit les propriétés dérivationnelles des mots de manière systématique. La BDM répondra à des besoins multiples, comme la confirmation empirique et l’élaboration d’hypothèses en morphologie, le développement d’outils en traitement automatique des langues (TAL), l’enseignement du vocabulaire et le traitement des troubles du langage développementaux ou acquis.

Notre participation au projet

Dans ce cadre, et dans le but de déterminer les critères descriptifs des unités lexicales dont les orthophonistes ont besoin, F Brin-Henry a proposé une étude pilote qui vise deux objectifs :

  • décrire les processus morphologiques les plus fréquents dans les paraphasies non sémantiques et non phonologiques de patients présentant une aphasie
  • prévoir quelles sont les variables intéressantes de sélection des items dans la BDM, pour la mise au point de plusieurs tâches de production d’unités lexicales en situation de rééducation.

Il s’agissait de déterminer s’il existe des relations lexicales spécifiques sur un plan morphologique, qui, soit facilitent la production d’un pattern des transformations chez les personnes avec aphasie (PAA), soit révèlent des liens plus étroits entre les unités lexicales d’un point de vue cognitif et linguistique. La méthode choisie a été de construire et annoter un classeur relevant des erreurs produites oralement par des patients présentant une aphasie (paraphasies morphologiques).

La question sous-jacente concerne la pertinence de la distinction entre des profils de PAA qui auraient conservé une « forme/structure morphologique » des items cibles vs ceux chez qui ce ne serait pas conservé, avec en perspective, une contribution aux tentatives de création d’une nouvelle classification des aphasies (voir sur ce thème également la page temporalité).
Si la réponse à la question sous-jacente est pertinente, alors la base de données pourrait être utilisée de deux manières, en fonction du profil des PAA : d’une part dans le cadre d’une remédiation morphologique si la structure morphologique est perturbée, d’autre part dans le cadre d’une compensation morphologique en s’appuyant sur ce pattern morphologique préservé. Nous nous éloignons dans ce cadre thérapeutique de la notion de structuration de la conscience morphologique utilisée dans des contextes de développement du langage, puisqu’aucune compétence métalinguistique explicite ne sera recherchée ni travaillée. L’utilisation de ces patterns se fera de façon implicite et ne servira qu’à justifier l’option thérapeutique initiale construite sous forme de stimulation ou de compensation

En 2021/2022, cette étude pilote se poursuit par un mémoire de recherche en orthophonie dirigé par F Brin-Henry et rédigé par Mélanie Rigollet, au CFUO de Nancy. Les résultats de cette seconde étude auront pour objectif secondaire de déterminer, en fonction du type d’erreur et du processus de production des paraphasies morphologiques, s’il existe deux profils de patients avec aphasie : un profil dans lequel les patients auraient conservé une représentation morphologique leur permettant de produire un mot en se fondant sur sa structure, et un profil de patients chez lesquels cette représentation ne serait pas conservée. Ce second objectif poursuit une réflexion en cours qui vise à établir des critères classificatoires innovant des aphasies, pour répondre à des besoins émergents dans ce domaine (Viader 2015). L’objectif est de permettre une réactualisation d’une classification des aphasies fondée sur des concepts novateurs (temporalité, conservation de structures linguistiques…).

Contributeurs

Ce sont des membres des organismes suivants:
ATILF (UMR 7118 CNRS & Université de Lorraine).
CLLE-ERSS (UMR 5263 CNRS & Université Toulouse Jean-Jaurès)
STL (UMR 8163 CNRS & Université de Lille)
LLF (UMR 7110 CNRS & Université Paris-Cité)